Depuis avril 2024, la Clinique de protection contre les violences (CPPV) est opérationnelle à l'hôpital de Brême-Mitte. Elle complète l'offre de services existants pour les victimes de violences à Brême et propose, pour la première fois, des locaux dédiés aux consultations et aux entretiens. Outre les services déjà offerts aux mineurs victimes de violences et aux femmes victimes de violences sexuelles, la clinique propose désormais un point de contact pour les victimes de violences conjugales, qui représentent le groupe le plus important de victimes de violences.
Mesure la plus importante pour la mise en œuvre de la Convention d'Istanbul
Claudia Bernhard, sénatrice chargée de la Santé, des Femmes et de la Protection des consommateurs : « La Clinique de protection contre la violence de l’hôpital Bremen-Mitte est la mesure phare du plan d’action de l’État de Brême pour la mise en œuvre de la Convention d’Istanbul, et je suis ravie que nous puissions inaugurer aujourd’hui cette structure indispensable. Son action facilitera les poursuites judiciaires et orientera les victimes vers les services de soutien. Ce service, accessible à tous les habitants de l’État de Brême, sera étendu progressivement. Grâce à l’augmentation des financements, nous avons pu allouer des ressources financières suffisantes dans le budget biennal actuel pour assurer le fonctionnement de la Clinique de protection contre la violence pour le moment. Toutefois, un financement pérenne – au-delà du budget biennal actuel – demeure essentiel, et je continuerai à plaider fermement en ce sens. »
Gesundheit Nord assume une tâche importante
« Avec la création de la Clinique de protection contre la violence à l’hôpital Bremen-Mitte, Gesundheit Nord s’engage dans une mission essentielle », déclare le Dr Dorothea Dreizehnter, présidente du conseil d’administration. En tant qu’entreprise municipale, elle souhaite être présente pour tous les habitants de Brême ayant besoin d’aide et de soutien médicaux, et plus particulièrement pour les personnes en situation de détresse extrême. La Clinique de protection contre la violence sera dirigée par le Dr Saskia Etzold, médecin légiste hautement qualifiée. Elle a auparavant contribué à la création et à la cogestion de la Clinique de protection contre la violence de l’hôpital Charité de Berlin pendant de nombreuses années et travaille désormais pour Gesundheit Nord à l’hôpital Bremen-Mitte.
La documentation est également possible sans affichage
« La principale mission de la clinique de protection contre la violence est de documenter l'incident et les blessures qui en résultent par écrit et à l'aide de photographies, et de conserver ces documents en vue d'éventuelles poursuites judiciaires ou demandes d'indemnisation », explique la Dre Saskia Etzold. Cette démarche peut se faire de manière confidentielle, c'est-à-dire sans dépôt de plainte auprès de la police. Les documents sont ensuite conservés dans un lieu sécurisé pendant dix ans maximum, permettant ainsi aux victimes de décider ultérieurement de porter plainte. « Nous souhaitons offrir aux victimes un espace sécurisant et la possibilité de prouver les violences qu'elles ont subies », précise la Dre Etzold. De plus, un soutien psychologique est proposé dans un cadre calme et rassurant.
Collecte confidentielle de preuves, informations sur le système de soutien, formation
La sénatrice chargée de la Santé, des Femmes et de la Protection des Consommateurs a conclu un accord avec les caisses d'assurance maladie de Brême concernant le recueil confidentiel de preuves en cas de violences conjugales et sexuelles, garantissant ainsi la prise en charge des frais. Brême devient ainsi le troisième Land allemand à couvrir ces coûts par l'assurance maladie. Outre le constat des blessures et l'information sur les autres services de soutien, la Clinique de Protection contre les Violences organise des formations et collabore étroitement avec d'autres cliniques du Land de Brême. Un accord de coopération relatif au recueil confidentiel de preuves sera mis en place avec Bremerhaven. Par ailleurs, dans les cas les plus graves, la Clinique de Protection contre les Violences dépêchera son équipe mobile dans d'autres cliniques de Brême afin d'offrir un soutien consultatif.
Les soins médicaux sont assurés par le service des urgences
La prise en charge médicale des blessures se poursuivra aux urgences de l'hôpital de Brême-Mitte. Saskia Etzold travaillera en étroite collaboration avec l'équipe médicale et soignante des urgences. Elle collaborera également avec l'équipe de protection de l'enfance du Centre Parent-Enfant Prof. Hess, dirigée par le Dr Kerstin Porrath et Ole Gehrmann, qui prennent en charge toutes les victimes de maltraitance et de danger pour enfants. Un lien étroit existe également avec le service de gynécologie-obstétrique, dont l'équipe spécialisée, sous la responsabilité de Katrin Griesbach, examine les femmes victimes de violences sexuelles et recueille des preuves, même si elles se présentent en dehors des heures d'ouverture du centre de prise en charge des victimes.
Ce projet, financé par l'autorité sanitaire, est la mesure phare du plan d'action régional de Brême intitulé « Mise en œuvre de la Convention d'Istanbul – Protection des femmes et des enfants contre la violence ». Un budget de plus de 1,2 million d'euros a été alloué aux quatre premières années de la phase de développement, qui a débuté en 2022. La Convention d'Istanbul est un traité international du Conseil de l'Europe visant à prévenir et à combattre la violence à l'égard des femmes. L'Allemagne a ratifié ce traité en 2017. Depuis, de nouveaux services ont été créés et ceux existants ont été renforcés sur l'ensemble du territoire.
Le service de protection contre la violence est joignable par téléphone
du lundi au vendredi de 8h30 à 12h30.
Courriel : gewaltschutzambulanz@gesundheitnord.de.
Plus d’informations sont disponibles sur www.gesundheitnord.de/gewaltschutzambulanz
Communiqué de presse du sénateur chargé de la santé, des femmes et de la protection des consommateurs , 4 avril 2024
