16.08.2024

De plus en plus de femmes sollicitent l'aide du centre de conseil en grossesse de Caritas. L'année dernière, 432 femmes s'y sont inscrites pour la première fois ; la quasi-totalité d'entre elles ont demandé une aide financière. Par ailleurs, 85 dossiers de l'année précédente ont été traités.

De plus en plus de personnes sollicitent des conseils dans les centres de conseil en matière de grossesse

L'année dernière, le centre de conseil a pu distribuer un total de 230 500 € à des femmes enceintes et à leurs familles par le biais de la fondation fédérale « Mère et Enfant ». Dans huit situations particulièrement difficiles, les conseillers ont également pu obtenir des fonds supplémentaires provenant du Fonds épiscopal. « Nous sommes très heureux de pouvoir utiliser ces fonds diocésains pour soutenir rapidement et sans lourdeurs administratives les familles dans le besoin », souligne Karin Falldorf, du service de conseil en grossesse de Caritas Brême.

Les longs temps d'attente deviennent un problème

La demande croissante pose problème car elle engendre des délais d'attente de plusieurs mois. « Or, celles qui ne parviennent pas à obtenir un rendez-vous avant l'accouchement ne peuvent pas solliciter d'aide financière auprès de la Fondation fédérale », explique Falldorf. « De plus, les femmes issues de l'immigration ignorent souvent les services offerts par les sages-femmes ou la procédure d'inscription à l'hôpital. Lorsqu'elles arrivent pour une consultation, il est souvent trop tard pour trouver une sage-femme ou s'inscrire. Les longs délais de traitement des demandes de compléments d'allocations familiales ou d'aides au logement aggravent la situation des familles. »

Conseil psychosocial pour diverses situations problématiques

Le nombre de femmes enceintes ou de couples issus de l'immigration ou réfugiés est très élevé. De nombreux hommes ayant fui la guerre en Syrie et arrivés à Brême en 2015 et 2016 ont depuis obtenu la nationalité syrienne et trouvé un emploi, permettant ainsi à leurs familles de les rejoindre. Cependant, ils occupent souvent des emplois au salaire minimum et subissent la pression de subvenir aux besoins de leurs proches, ce qui peut engendrer des conflits relationnels et professionnels. C'est là que l'accompagnement psychosocial intervient.

Conséquences du confinement

La crise du coronavirus continue de faire planer son ombre : les femmes qui ont accouché isolées pendant le confinement ont été durement touchées. Celles qui attendent un deuxième enfant s’inquiètent souvent de devoir vivre un nouvel accouchement sans personne pour les soutenir.

Consultation complète

Le service de conseil en grossesse prend en compte la situation globale des futurs parents. Au besoin, les conseillers les orientent également vers d'autres services de soutien disponibles dans la ville de Brême ou dans les différents quartiers. Cela inclut l'accès à des programmes d'intervention précoce tels que les centres d'intervention précoce, les centres de sages-femmes, les centres familiaux et les centres de soutien à la maternité. Au centre de conseil Caritas, deux spécialistes se partagent un poste. Le financement provient des impôts de l'État et des contributions des églises.

Informations complémentaires sur les conseils de grossesse de Caritas

Source : caritas-bremen.de, Actualités , 8 août 2024